RECHERCHES SUR LES
FOSSES COMMUNES EN UKRAINE


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Recherche des fosses communes des victimes juives des Einsatzgruppen en Ukraine de l'Ouest et de l'Est, et enregistrement des témoins ayant assisté aux exécutions.

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Patrick Desbois (à droite) lors d'une cérémonie officielle au mémorial du camp de
Rawa Ruska dans lequel son grand-père fut emprisonné. © Guillaume Ribot.

Introduction

Le projet " Recherche des fosses communes des victimes juives des Einsatzgruppen en Ukraine de l'Ouest et de l'Est et enregistrement des témoins ayant assisté aux exécutions " a commencé en 2000 à l'initiative du Père Patrick Desbois dont le grand-père a été déporté durant la seconde guerre mondiale dans un camp allemand pour prisonniers de guerre soviétiques situé aujourd'hui en Ukraine, à Rawa Ruska. Au moment de la restauration du mémorial du camp, le Père Desbois n'a pas encore pu trouver la première fosse commune, ce n'est qu'au bout de deux ans de recherches que le maire-adjoint de Rawa Ruska, Yaroslav Nadiak, convoque 100 personnes de Borowe (hameau de Rawa Ruska) qui témoignent des exactions des Einsatzgruppen durant la seconde guerre mondiale ; Yaroslav Nadiak dit alors au Père Desbois : "Ce que j'ai fait là, je peux le faire pour 100 villages. " Marqué par cette expérience, Patrick Desbois part dans l'idée de réunir des témoins et de localiser une centaine de fosses.

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Tous les enfants de cette classe de primaire à Kalininskoe ont été fusillés en
septembre 1941. © Hesed Shmuel de Kherson.

Depuis, le projet n'a cessé de grandir. Avec les encouragements de plusieurs cardinaux français et du Docteur Israël Singer, Président du Directoire du Congrès Juif mondial, le Père Desbois a fondé en 2004 l'association Yahad - in Unum, dont la mission est d'approfondir la coopération entre Catholiques et Juifs. Yahad - In Unum est actuellement engagée dans un effort de longue haleine pour identifier et expertiser tous les sites d'extermination des Juifs perpétrés par les unités mobiles nazies en Ukraine occidentale et orientale pendant la seconde guerre mondiale. Yahad - In Unum systématiquement localise et vérifie l'emplacement de ces sites, collecte les preuves ballistiques, et enregistre des témoignages video des témoins ukrainiens qui vivent toujours dans les villages alentour. Cette documentation est ensuite enregistrée dans le but d'être accessible aux principales institutions sur la Shoah dans le cadre de recherches ou d'expositions, tel le United States Holocauste Memorial Museum, Yad Vashem ou le Centre de Documentation Juive Contemporaine.

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Dans la région de Vinnytsia, un membre d'un
Einsatzgruppe en présence de soldats allemands
Waffen-SS se prépare à abattre un Juif ukrainien
agenouillé au bord d'une fosse commune remplie de
cadavres. © USHMM, courtesy of Library of Congress

Rappel historique

Les Einsatzgruppen(unité mobiles nazies) étaient des brigades d'Allemands SS et policiers. Sous le commandement des officiers de la Police de la Sécurité (Sipo) et du Service de la Sécurité (SD) ces unités mobiles nazies étaient chargés de tuer les Juifs et les commissaires soviétiques au-delà de la ligne de front dans l'Union Soviétique occupée. Il est communément admis que l'assassinat systématique des Juifs dans l'Union Soviétique occupée, perpétré par des unités mobiles nazies et des bataillons de la Police de l'Ordre (Ordnungspolizei), était le premier volet du plan d'extermination de l'intégralité des Juifs européens.

Pendant l'invasion de l'Union Soviétique en juin 1941, les unités mobiles nazies ont suivi l'armée allemande à mesure qu'elle s'enfonçait dans le territoire soviétique. Ces unités, bien souvent avec l'aide de policiers locaux, ont mené des opérations visant à tuer le maximum de personnes. A l'inverse du processus de déportation des Juifs des ghettos vers les camps, les Einsatzgruppen sont venu directement où se trouvaient des communautés juives pour les massacrer. Partout où les unités mobiles sont passé, on a abattu tous les hommes, femmes, enfants juifs, sans considérer leur âge ou leur sexe, puis on les a enterré dans des fosses communes. A l'automne 1943, les Einsatzgruppen et les bataillons de la Police de l'Ordre avaient tué plus d'un million de Juifs.

Les exécutions massives de Juifs en Ukraineont eu lieu au grand jour. Les Juifs pouvaient être abattus par les Einsatzgruppen, par les Unités SS ou par les Ordnung Polizei dans des fossés creusés à cet effet, ou dans des greniers à grain, dans des puits d'irrigation, dans des fossés anti-tank, dans des abattoirs, ou poussés du haut d'une falaise. L'ampleur de ces exécutions massives est étourdissante : Yahad - In Unum a identifié et expertisé des fossés relativement petits avec moins de mille victimes, des fossés de capacité moyenne regroupant jusqu'à dix-mille victimes, et des grands sites d'extermination dépassant les quatre-vingt mille victimes.

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Les Juifs de Kerch ont été exécutés dans un fossé antichar aux abords de la ville.
© Guillaume Ribot.

Description du projet et méthodologie 

Comme il est mentionné plus haut, la mission première du projet est d'identifier et d'expertiser les sites d'exécutions massives en Ukraine en réunissant des faisceaux de preuves tangibles du génocide commis par les Nazis à l'Ouest et à l'Est de l'Ukraine. Le projet a gagné en envergure ces dernières années, une approche systématique de plus en plus structurée a été développée. Yahad - In Unum emploie désormais une équipe d'experts et utilise de multiples techniques d'investigation dans son travail de recherche et de documentation. Le projet et ses composants peuvent être décrits comme ceci : 

1. Recherche archivistique

Yahad - In Unum emploie deux chercheurs en Allemagne qui recherchent systématiquement la documentation archivistique originale des procès pour crimes de guerre, à l'affût de témoignages formulés par d'anciens policiers membres des Einsatzgruppen. Cette recherche apporte l'information sur ce qui s'est passé et quand, du point de vue des auteurs. Par ailleurs, des recherches sont effectuées dans les archives soviétiques que l'on trouve à l'Holocaust Museum. Toutefois, rares sont les informations sur des lieux et des villages spécifiques dans les témoignages. Afin d'identifier l'emplacement exact des sites d'exécutions massives, il faut consulter les témoins ukrainiens encore vivants. Cette tâche est d'une grande importance, tant les archives concernant les exécutions de Juifs en Ukraine orientale sont rares, voire inexistantes.

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Une bergère du village de Sataniv raconte l'emmurement vivant des Juifs du
village. © Guillaume Ribot.

La recherche archivistique en Allemagne est lente et onéreuse car les archives ne sont pas disponibles à l'état de microfilms ou sous format digital, et le service compétent facture 0.50 Euro la page photocopiée.

A l'invitation du centre d'étude du USHMM (United States Holocaust Memorial Museum), le Père Desbois et une équipe de chercheurs sont allés à Washington en décembre 2005 pour diriger la recherche archivistique sur l'Holocauste en Ukraine aux archives du Musée, et engager une série de discussions à propos de la résurgence de l'antisémitisme en Europe. Le Musée a acquis et microfilmé les textes des commissions soviétiques de 1944 et les jugements soviétiques de 1970 ; ce matériel, jusqu'à présent inaccessible, est d'une aide précieuse pour mener à bien le projet. L'étape suivante sera d'étayer les témoignages enregistrés d'une base documentaire réalisée par un travail universitaire ; tout cela, augmenté des objets collectés, sera ensuite mis à la disposition du Musée et des autres grandes institutions de recherche sur l'Holocauste.

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Un témoin interviewé dans le village de Bus'k, dans la région de Lvov, guide
l'équipe du Père Patrick Desbois vers les fosses communes à travers l'ancien
cimetière juif aujourd'hui à l'abandon. © Guillaume Ribot.
2. Visite des sites et enregistrement des témoignages

La grande majorité des exécutions massives s'est déroulée au vu et au su de la population locale. Afin de réunir les preuves des massacres, le Père Desbois et une équipe d'experts - composée de deux traducteurs, d'un photographe professionnel, d'un expert en balistique, et d'un chauffeur-garde du corps - parcourt régulièrement la campagne ukrainienne dans le but d'identifier les témoins du génocide encore vivants aujourd'hui. Leurs déclarations sont ensuite enregistrées sur un support video digital.

La plupart des témoins en vie aujourd'hui ont environ 75 ans et vivent toujours dans leurs villages, près des lieux d'exécution. A l'époque, les témoins étaient des enfants ou adolescents curieux, qui suivaient les colonnes de Juifs allant vers les lieux d'exécution, observaient depuis un arbre perchés, regardaient depuis leurs maisons, veillaient sur le bétail, ou étaient embarqués initialement par les Nazis avec la population juive.
Dans d'autres cas, les Nazis ont utilisé de jeunes adolescents issus de la population locale comme main-d'oeuvre pour déplacer les habitants juifs depuis un village jusqu'au lieu d'exécution, creuser des fossés et recouvrir les corps de terre, transporter les cadavres de Juifs ayant été tués au cours des rafles jusqu'aux fosses communes, et collecter les vêtements des victimes. 

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Patrick Desbois interviewe un témoin à la sortie de la
messe dans le village de Bus'k. © Guillaume Ribot.

Yahad - In Unum a développé une approche directe et personnelle pour recueillir les témoignages. Quand l'équipe arrive dans un village, les personnes âgées sont informées par le Père Desbois du but de sa visite, et sont sollicitées pour témoigner. Relativement fréquemment, on trouve une personne acceptant de témoigner et/ou indiquant une personne susceptible de faire des révélations.A défaut, les membres ukrainiens de l'équipe font du porte-à-porte pour savoir qui était présent quand les exactions ont eu lieu dans la région. Une fois le témoin trouvé, une interview est enregistrée sur support video digital pendant que le reste de l'équipe est à la recherche d'autres témoins. C'est à partir de trois témoignages concordants recueillis indépendamment que Yahad - In Unum admet l'existence d'un site d'exécution inconnu jusqu'ici.

Yahad - In Unum a découvert que les paroisses locales et les prêtres catholiques romains ou catholiques grecs (les Uniates) sont utiles pour identifier les témoins. Les prêtres locaux ont pu aider en lançant des appels lors des messes. A l'Est de l'Ukraine, il n'y a pas ou peu d'églises. Dans les villages de cette région, c'est le magasin principal ou l'école qui sert de lieu de réunion à la communauté. Ainsi, c'est en parlant au propriétaire du magasin ou à l'instituteur que Yahad - In Unum identifie les témoins. Le fait que le Père Desbois a eu un grand-père interné dans un camp allemand pour prisonniers de guerre soviétiques s'est avéré important pour gagner la confiance de la population locale.

Une moyenne de 30 à 35 témoins sont enregistrés au cours d'un voyage de 17 jours. alors que l'expérience montre que la plupart des témoins souhaitent et sont soulagés de confier ce qu'ils ont vu, dans certains villages Yahad - In Unum  rencontre un silence têtu et un refus général de coopérer. L'équipe de recherche a remarqué que cela révèle généralement que le village a joué un rôle actif dans les crimes de guerre perpétrés contre la population juive, lors de pogroms ou en raflant les Juifs aux côtés des Allemands. Dans ces cas-là, Yahad - In Unum poursuit les investigations quelques jours de plus afin de soutirer des informations de la part des habitants du village.

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A Naraiv, deux villageoises indiquent l’emplacement de la fosse commune située
sur l’ancien cimetière juif. Les pierres tombales ont toutes été enlevées pour
construire des murs de maison dans le village. © Guillaume Ribot.

3. Identification des fosses communes juives et collecte des preuves balistiques

Dans les cas où les témoins ne sont pas sûrs de l'emplacement exact d'une fosse commune juive, on procède à des tests dans une zone de deux mètres carrés. Bien souvent, plusieurs tests sont nécessaires pour localiser une fosse. Un cas particulier a nécessité dix-huit tests. Les Nazis enterraient leurs victimes à une profondeur d'au moins trois mètres, ce qui rend l'identification plus difficile. Selon les témoignages, le creusement des fosses prenait une moyenne de cinq heures et était réalisé par des paysans qui arrivaient très tôt le matin. La profondeur des fosses communes explique également le fait qu'il était excessivement rare qu'un survivant à la fusillade s'échappe de la fosse après qu'elle a été recouverte de terre et que les unités mobiles Nazies ont quitté les lieux.

Une fois que les premiers corps sont visibles, ils sont laissés tels quels. Les corps sont photographiés comme preuves, et les balles ou toute autre preuve balistique sont recueillies avant que la fosse ne soit recouverte et camouflée, afin d'éviter que les pilleurs de tombes ne la profane. Yahad - In Unum procède à l'identification et à l'excavation d'une partie de la fosse commune dans le but d'apporter la preuve de son existence et de la localiser au GPS. Pour cette tâche, Yahad - In Unum a obtenu l'autorisation des rabbins Lubawitsch d'Ukraine.

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Un spécialiste en balistique recherche des douilles aux
 alentours d'une fosse commune grâce à un détecteur
de métal. © Guillaume Ribot.

La présence de douilles allemandes autour des fosses communes est une preuve importante que l'exécution a été perpétrée par les unités mobiles nazies. Il ressort clairement des archives allemandes que, dans la majorité des cas, les Nazis ne ramassaient pas les douilles utilisées après le carnage. Avec l'aide d'experts en balistique ukrainiens, Yahad - In Unum a identifié une grande quantité de douilles allemandes, chacune mentionnant la date de fabrication. Au jour d'aujourd'hui, environ 7000 douilles ont été collectées et enregistrées. Les douilles sont conservées et on indique les coordonnées GPS de l'endroit où on les a trouvées. Pour la phase finale du projet, les douilles seront toutes reproduites dans un programme informatique en trois dimensions.

Alors que certaines douilles allemandes étaient faites en acier, la majorité étaient en cuivre. Les douilles en cuivre sont mieux conservées et peuvent être identifiées et datées avec précision. Ces douilles sont tirées par des pistolets de fabrication allemande Parabellum, des fusils Mauser ou des mitrailleuses lourdes allemandes. Yahad - In Unum a également trouvé plusieurs chargeurs pour fusils Mauser et mitrailleuses. Ces douilles et ces chargeurs apportent la preuve que les auteurs de ces crimes étaient des unités mobiles nazies et non des forces soviétiques, comme pourraient le croire certains. Il est important de noter que pas une cartouche fabriquée en Russie n'a été retrouvée sur ces sites en Ukraine, et que toutes les douilles sont expertisées par la police scientifique ukrainienne.

4. Etat d'avancement du projet

En Ukraine occidentale, dans l'ancien Gouvernement Général, les recherches approchent de leur terme, avec seulement deux grandes régions encore inexplorées. Le Gouvernement Général, qui servait aux Nazis de " décharge raciale " et de fournisseur de main-d'oeuvre esclave, comptait une foule de communautés juives, comme Lviv, Tarnopol, Ivano-Frankiv, et la région de la Transcarpathie. Yahad - In Unum enquête sur le sort des Juifs de ces grandes communautés, et actuellement identifie et expertise les fosses communes juives autour de la ville de Kiev et à Babi Yar.  

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Identification et datation des douilles retrouvées sur
un site par un expert en balistique . © Guillaume Ribot.

En Ukraine orientale, les recherches sont terminées dans la région de la Crimée, région qui avant la Shoah comptait plus de cent fermes juives à l'intérieur d'une administration juive autonome. Des fosses communes ont également été trouvées et identifiées dans la région de Kherson au nord de la Crimée. Là-bas, il apparaît que la majorité des Juifs n'ont pas été évacués pendant la retraite des forces soviétiques et ont été tués en conséquence au fil de l'avancée allemande, jetés dans des puits d'irrigation.

En Crimée, Yahad - In Unum a réussi à localiser les fosses communes des Krimchaks, des Judéo-Tatars qui ont presque tous été exterminés par les Nazis, et l'équipe de recherche a retrouvé et interrogé un certain nombre de survivants de cette communauté.

A l'Est, les chercheurs ontégalement trouvé beaucoup de témoins des tests de camions à gaz. Ces témoins sont les jeunes femmes et les enfants restés à l'époque dans leur village, pendant que les hommes avaient été enrôlés dans l'Armée Rouge. Dans la région de Kherson, les témoins ukrainiens ont certifié avoir vu les Nazis remplir les camions à gaz d'enfants juifs, alors que leurs parents et les autres adultes se rendaient à l'extérieur de la ville pour être fusillés. L'équipe de recherche a également rencontré des survivants krimchaks assurant avoir vu des Juifs sortir d'un camion à gaz suffoquant, et exécutés sommairement par les Nazis.

5. Evaluation, enregistrement et usage futur des preuves matérielles

En s'appuyant sur les progrès réalisés jusqu'ici, Yahad - In Unum estime que l'équipe de recherche sera capable de couvrir toutes les régions restantes en termes d'identification systématique des sites d'exécution et de collecte des preuves matérielles, douilles et témoignages compris, d'ici la fin de l'année 2008. L'enregistrement des témoignages est une tâche particulièrement urgente avant que la génération témoin ne disparaisse et que la mémoire collective ne soit perdue.

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Fosse commune de Simferopol en Crimée, aussi appelée " Kilomètre 11 ". © Guillaume Ribot.
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Lieu d'exécution des Krimchaks de Belogorsk. Des camions à gaz expérimentaux furent employés ici. © Guillaume Ribot.
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Dans la région de Zhytomyr, un témoin tente de retrouver l'emplacement exact
de la fosse commune au milieu de champs cultivés. © Guillaume Ribot.

Conclusion

La Shoah en Ukraine est un chapitre de la destruction des Juifs pour lequel relativement peu de documents médico-légaux ou testimoniaux existent. L'opportunité de réunir les preuves de cet aspect de l'Holocauste ne durera pas. Sans témoignages, il sera impossible de localiser la plupart des fosses communes juives et de rassembler les preuves de crimes de guerre commis par les unités mobiles nazies.

Yahad - In Unum fait en sorte que le travail historique et la preuve du génocide juif perpétré par les Nazis en Ukraine soient disponibles à l'étude et à la recherche de par le monde, et que les innombrables victimes juives qui restent enterrées anonymement puissent être célébrées dignement dans leur propre religion.