Témoignage:

“Toujours à Liakhovitchi pendant l’occupation, Maria (née en 1925) nous a raconté qu’elle a appris à coudre avec une prisonnière du ghetto. Cette dernière avait, en effet, un laissez-passer pour pouvoir sortir du ghetto et allez apprendre la couture à Maria et d’autres villageoises”.

Un cinquième séjour de recherches de 13 jours en Biélorussie a été réalisé dans différentes localités situées autour de la grande ville de Baranovitchi, au sud-ouest du pays. Lors de ce séjour, l’équipe d’investigation a visité 9 villes et villages, interrogé 53 témoins, enquêté sur 17 sites de fosses, dont une grande majorité ont des mémoriaux. Il est à préciser que dans certains cas, comme à Gantsevitchi, les corps des victimes ont été exhumés après la guerre et enterrés dans des fosses communes.

Lieux:

Régions : région administrative de Brest, secteur autour de la ville de Baranovitchi
Villes et villages investigués : Moltchad, Gorodichtché, Liakhovitchi, Gantsevitchi, Novaïa Mych, Koldytchevo, Arabovchtchina, Baranovitchi, Siniavka


Contexte historique:

Cette zone appartenait à la Pologne entre 1920 et 1939. Il y avait donc une importante population polonaise, mais aussi biélorusse et juive. Les Soviétiques ont pris possession de ce territoire en septembre 1939, l’intégrant à la Biélorussie soviétique. Les Allemands ont occupé la zone dès juin 1941, la plaçant sous l’administration du Reichskomissariat Ostland.

Ce séjour d’enquête s’est déroulé dans la partie nord-est de la région de Brest, anciennement région de Baranovitchi. A l’aube de la Deuxième Guerre mondiale, dans la seule ville de Baranovitchi la moitié des habitants étaient juifs.

 

Key Findings:

– Koldytchevo: un camp de concentration, un camp de la mort ?
En 1942 a été créé un camp de travail et d’internement dans un ancien domaine agricole d’un noble polonais, près du petit village de Koldytchevo.  D’après la Commission Extraordinaire d’Etat soviétique et les procès des Archives Judiciaires allemandes, 22 000 personnes ont été tuées dans ce camp : des Juifs, des Polonais, des partisans, des communistes. Aujourd’hui, le seul bâtiment encore en partie debout est l’ancienne prison qui servait de lieu de torture et d’interrogatoire.

– Interaction entre les ghettos, les camps et la population locale
L’interview des témoins a révélé que les prisonniers des ghettos et des camps n’étaient pas complètement coupés du reste de la ville ou du village.

– Scènes de violences
Les témoins interrogés par notre équipe ont décrit de nombreuses scènes très difficiles.  

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