A la veille de l’invasion de l’Union Soviétique par les troupes allemandes, 2,500,000 Juifs vivaient sur le territoire de l’actuelle Ukraine. Il s’agissait de la plus grande communauté juive vivant en URSS.

 

Suite à l’Opération Barbarossa, le territoire ukrainien fut réparti en 3 unités administratives et territoriales allemandes: le Gouvernement Général, le Reichkommissariat Ukraine, l’administration militaire, ainsi que la sous-administration roumaine pour une partie du sud du pays.

 

Dès les premiers jours de l’occupation, les massacres de la population juive commencèrent: dirigeants et personnalités communautaires, rabbins, cadres communistes. Le premier massacre de grande ampleur fut perpetré à Kamenets-Podolsk les 28 et 29 août 1941 lorsque plus de 25,000 Juifs furent assassinés.

 

Sur le territoire ukrainien, les Juifs furent enfermés dans les ghettos ou dans des camps de travail forcé, déporté dans les camps de la mort plus à l’Ouest ou directement fusillés sur place dans des fosses communes, des mines, des puits, des ravins. Plus de 1,500,000 Juifs furents ainsi exterminés par les Nazis et leurs collaborateurs entre 1941 et 1944.